Projet théâtre pour les 6F

Un projet en partenariat avec le TNG

Article mis en ligne le 9 juillet 2021

En 2020-2021, à cause de la crise sanitaire, les élèves de 6eF n’ont pas pu participer au projet « Découverte de la création théâtrale contemporaine » en partenariat avec le TNG.

Toutefois, une autre proposition leur a été faite au mois de mai 2021.

Le 4 mai, une « lecture sous casque » d’ Aliocha Popovitch et la Rivière Saphrate (Elli Kronauer) a eu lieu au collège : chaque spectateur-auditeur était équipée d’un casque audio sans fil ; une comédienne a alors lu l’histoire « au creux de l’oreille » de chacun, accompagnée d’une atmosphère sonore originale, diffusée simultanément dans l’ensemble des casques audio.

Le 6 mai, les élèves ont créé un théâtre d’ombres à partir d’un extrait d’ Aliocha Popovitch et la Rivière Saphrate, byline (ou conte populaire russe) ancrée dans l’époque des centrales nucléaires en perdition, des tracteurs définitivement arrêtés…

Ils ont travaillé avec une scénographe (création d’un décor et de marionnettes) et une comédienne (mise en voix du texte).

La lumière du jour peu à peu se substituait à celle de la nuit. Le soleil se leva. Ils traversèrent un petit bois de sapins et, au moment où ils allaient quitter le couvert des arbres, ils virent un vieux mendiant qui marchait à leur rencontre, un vagabond à la tenue extraordinaire…

Les prolongements en classe :

  • en arts-plastiques (Histoire de l’art), analyse de la peinture de V. Vasnetsov, Les trois Bogatyrs.

  • en français, analyse de la dimension poétique des descriptions de paysages dans le texte d’Elli Kronauer.

Aliocha et Iakim allaient dans l’épaisseur des herbes, au centre de la prairie qui, sous le vent, était comme un océan gris-vert en agitation perpétuelle, avec les hautes vagues crissantes des belladones et avec les basses vagues siffleuses des orties, et avec le ressac des chardons, des seigles sauvages, des angéliques. Les deux héros avançaient, ils froissaient et froissaient les herbes, ils voguaient sur la mer des herbes. Le soleil au-dessus d’eux flambait sans relâche.